Premier Zelda : Par Quel Jeu Débuter la Saga ?
Ah, la question à un million de rubis ! Si vous lisez cet article, c’est probablement parce que vous avez entendu parler de cette franchise légendaire qu’est The Legend of Zelda, et vous vous demandez par où diable commencer. Peut-être avez-vous vu des amis s’extasier devant Breath of the Wild, ou peut-être avez-vous croisé des vidéos nostalgiques sur Ocarina of Time, ou encore découvert les magnifiques remakes sur Switch. Et maintenant vous voilà, face à une bibliothèque de plus de vingt jeux accumulés sur presque quarante ans, vous demandant lequel sera votre porte d’entrée dans l’univers d’Hyrule.
Je me souviens parfaitement de ma propre confusion quand j’ai voulu me lancer dans Zelda il y a des années. J’avais entendu tant d’éloges, vu tant de listes « meilleurs jeux de tous les temps » dominées par des titres Zelda, mais je ne savais absolument pas où commencer. Fallait-il jouer dans l’ordre chronologique ? Dans l’ordre de sortie ? Commencer par le plus accessible ou plonger directement dans le plus acclamé ? Spoiler : il n’y a pas de réponse universelle, mais il y a définitivement de meilleures options selon votre profil de joueur.
Dans ce guide exhaustif, je vais vous aider à trouver votre point d’entrée idéal dans la saga Zelda. Nous allons explorer les différentes options selon votre expérience gaming, vos préférences de gameplay, les consoles que vous possédez, et même votre tolérance aux graphismes rétro. Que vous soyez un gamer casual cherchant une aventure décontractée, un hardcore gamer voulant être challengé, ou quelqu’un qui tombe facilement dans la nostalgie pixel art, il y a un Zelda parfait pour vous. Et contrairement à ce que certains puristes vous diront, non, vous n’êtes pas obligé de commencer par le premier jeu NES de 1986 (même si nous en parlerons aussi pour les courageux).
Préparez-vous à découvrir pourquoi cette franchise a captivé des générations de joueurs, et surtout, à trouver exactement quel titre fera de vous un fan d’Hyrule pour la vie. Que l’aventure commence !
Comprendre la Structure de la Saga Zelda Avant de Choisir
Avant de plonger dans les recommandations spécifiques, il est crucial de comprendre quelque chose d’important sur Zelda : vous n’avez pas besoin de jouer aux jeux dans un ordre particulier. Oui, vous avez bien lu. Contrairement à des franchises comme Final Fantasy où chaque numéro est une histoire complètement séparée, ou Metal Gear Solid où vous risquez d’être perdu si vous sautez un épisode, Zelda fonctionne différemment.
Chaque jeu Zelda raconte généralement une histoire autonome et complète qui peut être appréciée indépendamment des autres. Certes, il existe une chronologie officielle complexe qui lie tous les jeux ensemble dans un multivers tarabiscoté avec des timelines alternatives, mais honnêtement, vous n’avez pas besoin de vous en soucier pour votre premier Zelda. Nintendo lui-même a conçu chaque jeu pour être accessible aux nouveaux joueurs, sachant très bien que chaque génération découvre la franchise par un titre différent.
La formule de base reste relativement constante à travers la série : vous incarnez Link, un héros souvent vêtu de vert (quoique de moins en moins systématiquement dans les jeux récents), qui doit sauver le royaume d’Hyrule et généralement la princesse Zelda d’une menace maléfique, le plus souvent incarnée par Ganon ou Ganondorf. Vous explorez un monde rempli de donjons, résolvez des énigmes, collectez des objets qui ouvrent de nouvelles zones, et progressez dans une aventure qui mélange action, exploration et résolution de puzzles.
Les Différentes Ères du Design Zelda
Pour vraiment comprendre quel Zelda pourrait vous convenir, il est utile de diviser la saga en grandes ères de design qui reflètent des philosophies de game design distinctes. Ces ères ne correspondent pas parfaitement à la chronologie de sortie, mais plutôt aux évolutions majeures dans la façon dont les jeux sont conçus.
L’ère classique 2D (1986-2001) comprend les jeux originaux sur NES, SNES, Game Boy et Game Boy Color. Ces titres offrent une vue de dessus, un gameplay focalisé sur l’exploration et la progression basée sur l’acquisition d’items. Les énigmes sont souvent cryptiques selon les standards modernes, et il n’y a généralement pas de tutoriel extensif. A Link to the Past sur SNES est considéré comme le sommet de cette ère et a établi beaucoup de conventions que la série utilise encore aujourd’hui.
L’ère 3D épique (1998-2011) a débuté avec Ocarina of Time sur Nintendo 64, révolutionnant la franchise en passant à la 3D tout en conservant l’essence de ce qui faisait le charme de Zelda. Cette ère se caractérise par de grands donjons complexes, un système de ciblage en combat, des quêtes secondaires riches, et une emphase sur la narration épique. Majora’s Mask, Wind Waker, Twilight Princess et Skyward Sword appartiennent tous à cette catégorie, chacun avec ses propres innovations.
L’ère open-world moderne (2017-présent) a été inaugurée par Breath of the Wild, qui a complètement réinventé la formule Zelda en adoptant une approche open-world pure. Fini les donjons traditionnels et la progression linéaire, place à l’exploration totalement libre, au système de physique interactif, à la survie par la cuisine et le crafting, et à une liberté sans précédent dans l’ordre et la manière de compléter les objectifs. Tears of the Kingdom a continué dans cette direction en ajoutant encore plus de systèmes créatifs.
Mythes à Démystifier sur Comment Commencer
Il y a plusieurs idées fausses qui circulent sur la façon dont on « devrait » commencer Zelda, et je veux les adresser dès maintenant pour vous éviter de prendre de mauvaises décisions basées sur des conseils bien intentionnés mais inappropriés.
Mythe numéro un : « Tu dois commencer par Ocarina of Time parce que c’est le meilleur ». Ocarina of Time est effectivement un chef-d’œuvre qui a défini toute une génération de jeux, mais cela ne signifie pas automatiquement que c’est le meilleur point d’entrée pour tout le monde. Si vous êtes habitué aux jeux modernes avec leur confort de vie et leur accessibilité, certains aspects d’Ocarina peuvent sembler datés et frustrants. Ce n’est pas une raison pour ne pas y jouer, mais peut-être pas en premier.
Mythe numéro deux : « Tu dois jouer dans l’ordre chronologique de l’histoire pour comprendre ». La chronologie officielle Zelda est tellement compliquée avec ses trois timelines alternatives qu’elle donne des maux de tête même aux fans hardcore. De plus, cette chronologie a été créée rétroactivement, bien après que la plupart des jeux aient été développés sans réel souci de continuité stricte. Jouer dans l’ordre chronologique n’enrichira pas particulièrement votre expérience et pourrait même vous forcer à commencer par des titres moins accessibles.
Mythe numéro trois : « Les jeux 2D ne comptent pas vraiment, commence directement avec la 3D ». Absolument faux ! Certains des meilleurs Zelda de tous les temps sont en 2D. A Link to the Past, Link’s Awakening, et A Link Between Worlds sont des aventures extraordinaires qui capturent l’essence de Zelda aussi bien, sinon mieux, que certains titres 3D. Ne les ignorez pas juste parce qu’ils n’ont pas de caméra rotative.
Mythe numéro quatre : « Breath of the Wild n’est pas un ‘vrai’ Zelda, donc ne commence pas par là ». C’est le purisme gatekeeper au pire. Breath of the Wild est différent des Zelda traditionnels, c’est vrai, mais c’est toujours fondamentalement un jeu Zelda dans son ADN. Et devinez quoi ? Pour beaucoup de nouveaux joueurs, c’est exactement le bon point d’entrée précisément parce qu’il modernise la formule. Si vous tombez amoureux de BotW et voulez ensuite explorer les titres plus classiques, c’est parfaitement valide.
L’Importance de Vos Plateformes Disponibles
Un facteur souvent sous-estimé dans le choix de votre premier Zelda est simplement : quelles consoles possédez-vous ? Il ne sert à rien de vous recommander Twilight Princess si vous n’avez accès ni à une Wii, ni à une Wii U, ni à une GameCube. La bonne nouvelle est que si vous possédez une Nintendo Switch, vous avez accès à une excellente sélection de titres Zelda couvrant différentes ères.
Sur Switch, vous pouvez jouer à Breath of the Wild et Tears of the Kingdom (les open-worlds modernes), Link’s Awakening remake (classique 2D remasterisé), Skyward Sword HD (3D épique), et si vous avez l’abonnement Nintendo Switch Online, vous avez accès aux jeux NES et SNES originaux. C’est déjà une palette incroyable qui couvre presque toutes les facettes de la franchise.
Si vous avez une 3DS, vous avez accès à une bibliothèque Zelda absolument royale : Ocarina of Time 3D, Majora’s Mask 3D, A Link Between Worlds, Triforce Heroes, et via la console virtuelle, une tonne de classiques plus anciens. La 3DS était vraiment la console de rêve pour les fans de Zelda pendant son cycle de vie.
Pour ceux qui ont des consoles plus anciennes ou qui ne craignent pas l’émulation légale de jeux qu’ils possèdent, les options se multiplient encore. Mais je me concentrerai principalement sur les moyens légaux et accessibles de jouer à ces jeux aujourd’hui.

Les Meilleurs Points d’Entrée Selon Votre Profil de Joueur
Maintenant que vous comprenez la structure générale de la saga, passons au cœur du sujet : quel Zelda devriez-vous jouer en premier selon qui vous êtes ? Je vais décomposer les recommandations par profils de joueurs, car il n’y a vraiment pas de réponse unique qui convienne à tout le monde.
Chaque profil que je vais décrire correspond à des préférences, des expériences et des attentes différentes. Vous vous reconnaîtrez probablement dans un ou plusieurs de ces profils, et cela vous donnera une direction claire sur quel titre essayer en premier. N’oubliez pas que ce ne sont que des suggestions basées sur des années d’expérience à introduire des gens à cette franchise, vous êtes libre de faire vos propres choix !
Pour le Joueur Moderne qui Aime l’Open-World
Si vous avez adoré des jeux comme Skyrim, The Witcher 3, Elden Ring, ou même Assassin’s Creed, et que vous êtes attiré par la liberté d’exploration et la découverte organique, alors votre point d’entrée est évident : Breath of the Wild.
Breath of the Wild a été conçu précisément pour capturer l’attention des joueurs modernes habitués aux open-worlds expansifs. Dès que vous complétez le tutoriel du Plateau du Prélude, le monde entier s’ouvre devant vous et vous pouvez littéralement aller n’importe où, dans n’importe quel ordre. Vous voulez foncer directement affronter Ganon avec juste trois cœurs et un bâton pourri ? Allez-y. Vous préférez passer 50 heures à explorer chaque recoin, trouver tous les Korogus, améliorer toutes vos armures ? C’est aussi une option parfaitement valide.
Ce qui rend BotW si accessible pour les nouveaux venus, c’est qu’il abandonne beaucoup des conventions traditionnelles de Zelda qui peuvent sembler datées. Il n’y a pas de donjons massifs qui prennent trois heures et nécessitent de dessiner des cartes sur papier. Il n’y a pas de séquence stricte d’objets à obtenir dans un ordre précis. Le jeu vous respecte en tant que joueur intelligent capable de résoudre les problèmes de multiples façons créatives.
Le système de physique interactif est brillant et permet des solutions émergentes aux puzzles. Vous pouvez brûler de l’herbe pour créer des courants ascendants, utiliser la foudre pour électrifier l’eau, faire rouler des rochers sur les ennemis, créer des ponts de glace, et combiner ces systèmes de façons que même les développeurs n’avaient probablement pas anticipées. Cette créativité ludique est immensément satisfaisante.
Un point important : certains puristes diront que BotW n’est pas représentatif de la « vraie » expérience Zelda parce qu’il manque les donjons thématiques élaborés et l’ordre de progression structuré. C’est techniquement vrai, mais cela n’en fait pas un mauvais point d’entrée, juste un point d’entrée différent. Si vous tombez amoureux de BotW, vous pourrez toujours explorer les titres plus traditionnels ensuite. Et honnêtement, beaucoup de gens qui ont commencé par BotW et sont retournés aux anciens jeux ont adoré découvrir ces aspects plus classiques justement parce que c’était nouveau pour eux.
La seule vraie mise en garde est que BotW pourrait vous « gâter » avec sa liberté au point de trouver les Zelda plus anciens trop restrictifs par comparaison. Mais c’est un risque que je pense vaut la peine de prendre si BotW est ce qui vous attire initialement vers la franchise.
Pour le Fan de Jeux Narratifs et Épiques
Si ce qui vous accroche dans un jeu vidéo, c’est avant tout une histoire captivante, des personnages mémorables, et des moments émotionnels forts, alors je vais vous recommander quelque chose de peut-être inattendu : Ocarina of Time (de préférence la version 3DS si vous y avez accès, sinon la version N64 via émulation ou collections).
Ocarina of Time n’est pas le Zelda avec la narration la plus complexe ou la plus subtile (cet honneur va probablement à Majora’s Mask ou Wind Waker), mais c’est celui qui raconte une histoire héroïque épique classique de la manière la plus satisfaisante et universellement accessible. Vous commencez comme un jeune garçon dans un village forestier, vous êtes appelé à une quête qui vous dépasse, vous voyagez dans le temps pour devenir adulte, vous rassemblez des alliés, et vous affrontez finalement le mal incarné pour sauver le monde.
Ce qui rend l’histoire d’Ocarina of Time si mémorable, ce sont les moments émotionnels soigneusement orchestrés disséminés tout au long de l’aventure. La mort du Grand Arbre Mojo, votre premier vrai ami et mentor. Le choc de découvrir Hyrule en ruines quand vous tirez l’Épée de Légende et sautez sept ans dans le futur. Les révélations sur l’identité de Sheik. La confrontation finale avec Ganondorf dans son château qui s’effondre. Ces moments restent gravés dans la mémoire des joueurs des décennies plus tard.
Le jeu introduit aussi des personnages qui sont devenus iconiques bien au-delà de Zelda : Navi la fée (aussi agaçante soit-elle avec son « Hey! Listen! »), la princesse Zelda et son alter ego Sheik, Ganondorf comme antagoniste charismatique et tragique, et les sept Sages que vous rencontrez et recrutez au cours de votre aventure. Chaque Sage a sa propre mini-histoire qui ajoute de la profondeur au monde.
Un aspect qui rend Ocarina of Time particulièrement adapté aux fans de narration est son rythme délibéré. Contrairement à BotW où vous pouvez ignorer complètement l’histoire principale pendant des dizaines d’heures, Ocarina vous guide à travers une progression narrative relativement linéaire avec des beats réguliers. Vous avez toujours un objectif clair, un prochain donjon à conquérir, un nouveau Sage à éveiller. Cette structure donne un sens de momentum narratif que certains joueurs préfèrent.
Le voyage temporel Link enfant/adulte ajoute aussi une dimension thématique intéressante sur la perte de l’innocence et le poids de la responsabilité. Vous voyez littéralement votre enfance vous être arrachée, et vous devez naviguer un monde adulte sombre et corrompu avec juste les souvenirs de jours plus heureux. C’est une métaphore puissante de la croissance et de la maturation qui résonne avec beaucoup de joueurs.
Maintenant, soyons honnêtes : graphiquement, Ocarina of Time a vieilli. Les modèles de personnages sont extrêmement polygonaux, les textures sont floues, et les animations sont rigides selon les standards modernes. La version 3DS améliore significativement ces aspects, mais même celle-là ne peut pas complètement effacer le fait que c’est un jeu de 1998. Si vous êtes le genre de personne qui ne peut pas passer outre les graphismes rétro, Ocarina pourrait être difficile. Dans ce cas, considérez plutôt Wind Waker HD ou Twilight Princess HD qui ont beaucoup mieux vieilli visuellement.
Pour l’Amateur de Puzzles et de Donjons Complexes
Si vous adorez les jeux qui sollicitent votre cerveau, où la satisfaction vient de résoudre des énigmes complexes et de naviguer des espaces labyrinthiques, alors le Zelda pour vous est probablement A Link to the Past ou A Link Between Worlds.
A Link to the Past, sorti sur SNES en 1991, est considéré par beaucoup comme ayant les donjons les mieux conçus de toute la franchise. Chaque donjon a un thème cohérent, une disposition intelligente qui vous fait revenir sur vos pas en utilisant de nouveaux items, et des énigmes qui vous font vraiment réfléchir sans jamais devenir frustrantement obscures. Le jeu introduit aussi la mécanique du Monde de la Lumière vs Monde des Ténèbres, où chaque lieu existe en deux versions et où résoudre les puzzles nécessite de naviguer intelligemment entre ces deux réalités.
Ce qui est brillant dans le design des donjons d’A Link to the Past, c’est qu’ils vous enseignent progressivement comment penser. Les premiers donjons introduisent des concepts simples : poussez des blocs, allumez des torches, trouvez des clés. Mais au fur et à mesure que vous progressez, les donjons combinent ces mécaniques de façons de plus en plus sophistiquées, ajoutant de nouvelles couches de complexité sans jamais devenir injustes.
Un exemple parfait est le Donjon de la Montagne de la Mort, qui utilise le nouveau Marteau que vous venez d’obtenir de façons créatives que vous n’aviez pas anticipées. Ou le Donjon de la Tortue, qui joue brillamment avec l’espace vertical et vous force à penser en trois dimensions même dans un jeu essentiellement 2D. Ces donjons respectent votre intelligence et vous récompensent pour avoir prêté attention aux patterns et aux indices environnementaux.
A Link Between Worlds, son successeur spirituel sur 3DS sorti en 2013, prend la formule d’A Link to the Past et la modernise tout en ajoutant une mécanique géniale : la transformation en peinture murale. Link peut se transformer en dessin plat et se déplacer le long des murs, ouvrant des possibilités de puzzle complètement nouvelles. Cette mécanique simple en apparence permet des énigmes de niveau design absolument brillantes qui n’auraient pas été possibles autrement.
Ce qui distingue A Link Between Worlds, c’est aussi sa structure non-linéaire unique. Après les premiers donjons, vous pouvez louer ou acheter presque tous les items du jeu dans une boutique et ensuite affronter les donjons dans presque n’importe quel ordre. Chaque donjon est conçu pour être complétable avec l’item associé, mais avec de la créativité, vous pouvez trouver des solutions alternatives. Cette liberté dans un format encore relativement traditionnel est rafraîchissante.
Les deux jeux ont aussi d’excellentes boss battles qui testent votre maîtrise des items et patterns. Aucun boss ne se bat exactement de la même manière, et découvrir la faiblesse de chaque boss est toujours satisfaisant. Ils frappent le sweet spot parfait entre être challengeant et être juste, jamais cheap ou frustrant.
Si vous aimez les puzzle games comme Portal, The Witness, ou même des séries comme Professor Layton, vous trouverez probablement énormément de satisfaction dans ces deux Zelda. Ils capturent l’essence pure du game design de puzzle d’une manière que peu d’autres jeux atteignent.
Pour Celui qui Veut Quelque Chose de Court et Doux
Pas tout le monde n’a 60+ heures à consacrer à un jeu épique. Si vous cherchez une expérience Zelda plus compacte qui capture toujours l’essence de la franchise mais dans un format plus digestible, je recommande Link’s Awakening (soit l’original Game Boy, soit le magnifique remake Switch de 2019).
Link’s Awakening est un Zelda relativement court, complétable en 10-15 heures pour une première run sans trop de 100% completion. C’est parfait si vous voulez juste tremper vos orteils dans la franchise sans engagement massif. Mais ne laissez pas sa courte durée vous tromper, c’est un jeu incroyablement riche et mémorable qui frappe bien au-dessus de son poids.
L’histoire de Link’s Awakening est aussi étonnamment mature et mélancolique pour un jeu qui semble initialement si mignon et coloré. Sans spoiler, l’aventure explore des thèmes de rêves, de réalité, et de ce que signifie vraiment « exister ». La fin du jeu est l’une des plus émotionnellement puissantes de toute la franchise, et elle reste avec vous longtemps après avoir posé la manette.
Le remake Switch est particulièrement recommandé pour les nouveaux joueurs car il modernise l’expérience tout en conservant le charme de l’original. Les graphismes sont absolument adorables avec un style diorama/jouet qui fait ressembler le jeu à une maquette animée. Le gameplay a été peaufiné pour éliminer certaines frustrations de l’original Game Boy (comme le besoin constant de changer d’équipement dans les menus). Et la musique a été magnifiquement réorchestrée.
Le jeu conserve aussi une difficulté bien calibrée qui vous challenge sans jamais devenir insurmontable. Les puzzles sont cleverly conçus, les boss sont mémorables (qui peut oublier le combat contre un ver géant qui sort et rentre dans les murs?), et il y a juste assez de secrets et de collectibles pour récompenser l’exploration sans que cela devienne écrasant.
Un autre avantage de Link’s Awakening comme point d’entrée est qu’il n’est pas ancré dans la mythologie Hyrule typique. Il se déroule sur l’île de Cocolint plutôt qu’à Hyrule, il n’y a pas de Zelda ou de Triforce, et l’antagoniste n’est pas Ganon. Cette indépendance narrative signifie que vous n’avez absolument aucun contexte préalable nécessaire. C’est une histoire autonome parfaitement accessible.
Si vous terminez Link’s Awakening et que vous voulez plus dans la même veine, les Oracle Games (Oracle of Seasons et Oracle of Ages sur Game Boy Color) offrent une expérience similaire avec l’avantage supplémentaire d’être liés l’un à l’autre pour une aventure prolongée. Mais Link’s Awakening seul est déjà une introduction parfaite et complète.
Pour le Hardcore Gamer qui Veut un Challenge
Si vous êtes le genre de joueur qui a complété tous les Dark Souls, qui cherche activement la difficulté, et qui trouve la plupart des jeux modernes trop faciles, alors bienvenue dans le club, et laissez-moi vous diriger vers Zelda II: The Adventure of Link ou les jeux NES/SNES originaux sans guide.
Je plaisante. Enfin, à moitié. Zelda II est effectivement brutalement difficile, mais c’est aussi tellement différent du reste de la franchise (c’est essentiellement un action-RPG side-scrolling) que je ne le recommanderais pas vraiment comme point d’entrée même aux masochistes.
Pour un vrai challenge Zelda qui reste fidèle à la formule de la franchise, votre meilleure option est probablement Majora’s Mask, particulièrement si vous jouez avec des contraintes auto-imposées comme ne pas utiliser de guides ou essayer de compléter toutes les quêtes secondaires dans des fenêtres temporelles très serrées.
Majora’s Mask est notoirement difficile pour plusieurs raisons. D’abord, le système du cycle de 72 heures crée une pression temporelle constante que les autres Zelda n’ont pas. Vous devez constamment gérer votre temps, planifier vos actions, et accepter que vous ne pouvez pas tout faire dans un seul cycle. Cette limitation force une approche beaucoup plus stratégique et réfléchie que le « explore à ton rythme » des autres jeux.
Ensuite, les donjons de Majora’s Mask sont parmi les plus complexes et labyrinthiques de la série. Le Great Bay Temple est légendairement frustrant avec son système de tuyauterie compliqué. Le Stone Tower Temple vous retourne littéralement à l’envers et joue avec la gravité d’une manière qui peut désorienter même les vétérans. Ces donjons ne vous tiennent pas la main et s’attendent à ce que vous ayez vraiment maîtrisé les mécaniques.
Les boss battles sont aussi plus punissantes que dans la plupart des Zelda. Elles nécessitent non seulement de comprendre les patterns, mais aussi d’exécuter vos actions avec précision et timing. Mourir contre un boss signifie souvent perdre une quantité significative de progression si vous n’avez pas géré votre temps correctement.
Mais ce qui rend vraiment Majora’s Mask challengeant pour les complétionnistes, c’est le Bomber’s Notebook et toutes les quêtes secondaires complexes qui s’entrecroisent. Compléter la quête Anju-Kafei dans son intégralité nécessite de comprendre des timing précis, de parler aux bonnes personnes aux bons moments, et d’orchestrer une séquence d’événements sur trois jours. Sans guide, découvrir comment accomplir cela par vous-même est extrêmement satisfaisant mais aussi très difficile.
Une mise en garde importante : Majora’s Mask est difficile d’une manière intellectuelle et logistique plutôt que purement mécanique. Ce n’est pas difficile parce que les combats nécessitent des réflexes parfaits ou parce que vous mourrez constamment (bien que cela puisse arriver). C’est difficile parce qu’il demande de la planification, de la mémorisation, de l’expérimentation, et de la résolution de problèmes. Si c’est le type de challenge que vous appréciez, vous adorerez. Si vous préférez un challenge plus orienté action et réflexes, peut-être regardez ailleurs.
Il est aussi important de noter que Majora’s Mask est une suite directe d’Ocarina of Time narrativement et mécaniquement. Bien que l’histoire puisse être suivie indépendamment, vous manquerez définitivement du contexte et de l’impact émotionnel si vous ne connaissez pas Ocarina. De plus, le jeu assume que vous êtes déjà familier avec les contrôles et mécaniques établis dans Ocarina. Pour ces raisons, je recommande fortement de jouer Ocarina of Time avant Majora’s Mask même si la difficulté de Majora vous attire.

Les Jeux à Éviter en Première Expérience (et Pourquoi)
Maintenant que nous avons couvert les bons points d’entrée, parlons des jeux Zelda que je ne recommanderais généralement pas comme premier contact avec la franchise. Cela ne veut pas dire que ce sont de mauvais jeux (bien que certains le soient), mais plutôt qu’ils présentent des obstacles ou des particularités qui les rendent mal adaptés pour les nouveaux venus.
Cette section va peut-être contrarier certains fans qui ont des attachements nostalgiques à ces titres, mais mon objectif n’est pas de dénigrer leurs jeux préférés. C’est simplement de donner des conseils pratiques sur ce qui fonctionnera probablement le mieux pour quelqu’un découvrant Zelda pour la première fois en 2025.
The Legend of Zelda (NES, 1986) – Respecté mais Dépassé
Le jeu original qui a tout commencé mérite un respect immense pour ce qu’il a accompli en 1986. Il a essentiellement inventé le genre action-aventure tel que nous le connaissons. L’exploration non-linéaire, les donjons cachés, le sentiment de découverte, tout cela était révolutionnaire à l’époque. Mais voilà, nous ne sommes plus en 1986.
Pour un joueur moderne, le Zelda original présente de nombreux obstacles frustrants. Le jeu ne vous dit presque rien explicitement. Vous commencez dans une grotte où un vieil homme vous donne une épée en bois avec les mots « It’s dangerous to go alone! Take this. » Et ensuite… rien. Pas de tutoriel, pas d’objectif clair, pas d’indication sur où aller ou quoi faire. Vous êtes juste lâché dans un monde et supposé tout découvrir par vous-même.
Cette philosophie « débrouillez-vous » était acceptable quand les jeux venaient avec des manuels détaillés et que les joueurs avaient des magazines Nintendo Power pour les guider. Aujourd’hui, cela semble juste obscur et hostile. Certains donjons sont cachés derrière des murs invisibles ou nécessitent de brûler des buissons spécifiques sans aucun indice. Les solutions aux puzzles sont souvent complètement contre-intuitives (comme utiliser la flûte sur un lac pour faire apparaître un donjon).
Graphiquement, le jeu est évidemment extrêmement daté. Si vous n’avez pas de nostalgie pour les graphismes NES 8-bit, il sera difficile de maintenir l’engagement visuel. Le gameplay est aussi très basique comparé aux itérations ultérieures : pas de vraie histoire, des combats très simples, des énigmes rudimentaires.
Cela dit, si vous êtes un historien du jeu vidéo ou si vous voulez vraiment comprendre les racines de la franchise, jouer au Zelda original a de la valeur. Mais comme point d’entrée pour quelqu’un voulant simplement découvrir ce qui rend Zelda spécial ? Il y a de bien meilleures options.
Zelda II: The Adventure of Link – L’Outsider Brutal
Zelda II est l’enfant bizarre de la franchise, et je dis cela avec affection car c’est techniquement un bon jeu, juste un très mauvais Zelda pour débuter. Le problème fondamental est que Zelda II a abandonné presque tout ce qui définissait le premier jeu et la franchise en général.
Au lieu de la vue de dessus et de l’exploration open-world, Zelda II est un action-platformer side-scrolling avec des éléments RPG. Vous gagnez des points d’expérience, vous nivelez vos stats, vous explorez une carte de monde vue de dessus mais les combats et donjons se déroulent en vue de côté. C’est beaucoup plus proche de Castlevania II que de The Legend of Zelda.
Le jeu est aussi brutalement difficile d’une manière qui n’est pas toujours fair. Les ennemis font beaucoup de dégâts, Link a une portée d’attaque pitoyable, et vous mourez fréquemment. Pire, mourir vous renvoie tout au début de la carte de monde avec seulement trois vies, créant un cycle frustrant de re-traverser les mêmes zones encore et encore.
Si vous arrivez à Zelda II en vous attendant à l’expérience que les autres jeux de la franchise offrent, vous serez non seulement confus mais probablement découragé. C’est un jeu qui demande d’être apprécié pour ce qu’il est (un action-platformer NES challengeant et unique) plutôt que pour ce qu’il prétend être (un jeu Zelda). Pour cette raison, il devrait être réservé aux joueurs déjà familiers avec la franchise qui veulent explorer ses curiosités historiques.
Skyward Sword – Polarisant et Mécaniquement Spécifique
Skyward Sword occupe une position unique et controversée dans la franchise. C’est le dernier Zelda de l’ère « classique » avant que Breath of the Wild ne réinvente tout, et il présente à la fois certaines des meilleures et des pires idées de design de toute la série.
Le problème principal pour les nouveaux joueurs est le système de contrôle Motion Plus. Dans la version Wii originale, le jeu nécessite absolument la Wiimote avec Motion Plus pour fonctionner, et tous les combats et puzzles sont conçus autour de swings directionnels précis. Quand ça marche bien, c’est satisfaisant et immersif. Quand ça marche mal (ce qui arrive frustramment souvent), c’est une expérience rage-inducing qui vous fait crier sur votre télécommande.
La version Switch HD améliore les choses en offrant des contrôles traditionnels à la manette, mais le jeu n’a jamais été vraiment conçu pour cela, donc certains combats et puzzles sont toujours maladroits. Vous pouvez sentir constamment que vous utilisez une solution de contournement plutôt que la manière « intended » de jouer.
Au-delà des contrôles, Skyward Sword est aussi le Zelda le plus linéaire et guidé jamais créé, ce qui ne plaira pas à tout le monde. Le jeu vous tient constamment la main via votre compagnon Fi (facilement le compagnon le plus agaçant de toute la franchise, et oui, j’inclus Navi dans cette comparaison). Fi interrompt constamment le gameplay pour vous donner des statistiques de probabilité inutiles et expliquer des choses évidentes.
La structure du monde est aussi très segmentée. Au lieu d’un monde ouvert interconnecté, vous avez un hub central (Skyloft) d’où vous descendez vers trois zones distinctes et compartimentées. Vous revisitez ces mêmes zones plusieurs fois avec de légères variations, ce qui peut sembler répétitif. Il n’y a pas cette sensation de vaste exploration que beaucoup de gens associent à Zelda.
Maintenant, pour être juste, Skyward Sword a aussi de nombreux points forts. Certains de ses donjons sont parmi les meilleurs de la franchise (Ancient Cistern est un chef-d’œuvre). L’histoire est probablement la plus développée et cohérente de tous les Zelda 3D. Les boss battles sont spectaculaires et mémorables. Et la musique orchestrée est absolument magnifique.
Mais pour un premier Zelda, les barrières d’entrée sont trop élevées. Les contrôles motion peuvent rebuter avant même que vous n’atteignez les bons aspects. La linéarité et le hand-holding constant peuvent donner une fausse impression de ce que la franchise offre normalement. Et si vous venez de jeux modernes habitués à un certain respect de votre temps et intelligence, Fi vous rendra fou.
Je recommande de garder Skyward Sword pour plus tard dans votre voyage Zelda, une fois que vous avez joué quelques autres titres et que vous êtes suffisamment investi dans la franchise pour tolérer ses particularités. C’est un bon jeu qui mérite d’être joué, mais pas comme introduction à la série.
Les Spin-offs et Titres Multijoueurs
Il existe plusieurs jeux portant le nom Zelda qui ne sont pas vraiment des entrées principales de la série, et ceux-ci devraient définitivement être évités comme premiers jeux. Je parle de titres comme Triforce Heroes, Four Swords, Four Swords Adventures, et Hyrule Warriors (dans ses diverses incarnations).
Ces jeux sont conçus comme des expériences coopératives multijoueurs plutôt que des aventures solo traditionnelles. Triforce Heroes, par exemple, est pratiquement injouable en solo malgré l’option, car les puzzles sont tous conçus pour trois joueurs travaillant ensemble. Four Swords nécessitait originalement quatre Game Boy Advances reliées ensemble, ce qui devrait vous dire à quel point l’expérience est nichée.
Hyrule Warriors et ses suites (Age of Calamity, etc.) sont des musou games dans l’univers Zelda. Si vous ne savez pas ce qu’est un musou, imaginez affronter des centaines d’ennemis simultanément avec des combos spectaculaires, un peu comme Dynasty Warriors. Ce sont des jeux d’action purs qui empruntent des personnages et l’esthétique de Zelda mais n’ont presque rien en commun avec le gameplay traditionnel de la franchise.
Ces spin-offs peuvent être amusants pour ce qu’ils sont, surtout si vous aimez le multijoueur coopératif ou les hack-and-slash, mais ils vous donneront une idée complètement fausse de ce qu’est Zelda. Si quelqu’un joue à Hyrule Warriors comme premier « Zelda » puis essaie Ocarina of Time, ils seront choqués par l’absence de combos extravagants et d’hordes d’ennemis. Ce n’est tout simplement pas représentatif.
Gardez ces jeux pour quand vous êtes déjà un fan établi de Zelda qui veut explorer des variations sur la formule. En tant que point d’entrée, ils sont totalement inappropriés.

Comprendre ce qui Rend Zelda Spécial : Les Piliers de la Franchise
Avant de faire votre choix final sur quel jeu essayer, je pense qu’il est utile de comprendre ce qui rend réellement Zelda spécial et durable comme franchise. Qu’est-ce qui fait que des millions de personnes à travers le monde et à travers les générations ont un attachement profond à ces jeux ? Comprendre cela vous aidera à identifier quel aspect de Zelda résonnera le plus avec vous personnellement.
Zelda n’est pas juste une série, c’est presque un langage de game design, un ensemble de philosophies et d’approches qui ont influencé d’innombrables autres jeux. Quand les développeurs parlent de « Zelda-like », tout le monde comprend immédiatement ce que cela signifie. Décortiquons ces éléments fondamentaux.
L’Exploration Récompensée et la Découverte Organique
Au cœur de presque tous les jeux Zelda se trouve un principe simple mais puissant : l’exploration est toujours récompensée. Si vous voyez quelque chose d’intéressant à l’horizon, vous pouvez presque garantir qu’aller vérifier vous donnera quelque chose de valeur, que ce soit un item, un secret, un puzzle, ou même juste une vue magnifique.
Cette philosophie crée un cycle de gameplay extrêmement addictif. Vous voyez quelque chose de curieux, vous allez investiguer, vous trouvez une récompense, cela vous encourage à continuer d’explorer. Bientôt vous ne suivez plus juste l’objectif principal, vous êtes complètement happé dans un labyrinthe de distractions volontaires, chacune menant à une nouvelle découverte.
Ce qui est brillant dans l’approche Zelda, c’est que ces découvertes sont organiques plutôt que marquées artificiellement sur une carte. Vous n’avez pas 500 icônes de collectibles qui rendent la carte illisible comme dans certains jeux Ubisoft. Au lieu de cela, vous remarquez des patterns dans l’environnement, vous expérimentez avec vos items, et vous découvrez les secrets naturellement par observation et déduction.
Par exemple, dans A Link to the Past, vous pourriez remarquer qu’il y a un arbre solitaire dans une zone par ailleurs vide. Curieux, vous décidez de le percuter avec le Dash Attack, et des fées tombent. Maintenant vous avez appris un pattern : arbres solitaires = souvent des secrets. Vous commencez à vérifier tous les arbres similaires que vous voyez. Cette forme d’apprentissage émergent et de récompense de l’expérimentation est au cœur de Zelda.
La Progression par Items et le Gated Content
Un autre pilier fondamental de Zelda (au moins dans les jeux traditionnels) est le concept de progression par items. Vous ne pouvez pas accéder à certaines zones ou résoudre certains puzzles jusqu’à ce que vous ayez obtenu l’item approprié. Vous voyez une porte bombardable mais vous n’avez pas encore de bombes ? Vous devrez revenir plus tard. Il y a un gouffre que vous ne pouvez pas traverser ? Attendez d’obtenir le Hookshot.
Ce système crée une sensation merveilleuse de « ah-ha! » rétroactif. Vous vous souvenez de cet endroit bizarre que vous avez vu des heures plus tôt et qui ne faisait aucun sens ? Maintenant que vous avez le nouvel item, vous réalisez soudainement comment l’approcher. Cette épiphanie et le retour pour finalement résoudre un mystère ancien est incroyablement satisfaisant.
Le système d’items fonctionne aussi comme une forme élégante de pacing et de tutoriels. Chaque nouvel item que vous obtenez élargit votre toolkit et ouvre de nouvelles possibilités, mais le jeu vous les introduit graduellement plutôt que de vous bombarder avec 20 capacités dès le début. Vous maîtrisez chaque item un à la fois, généralement dans le donjon où vous l’obtenez qui sert de tutorial pour ses utilisations.
Breath of the Wild a largement abandonné ce système en vous donnant la plupart de vos capacités principales dès le Plateau du Prélude, ce qui était un choix de design controversé mais qui servait sa philosophie d’exploration libre. Les Zelda traditionnels, cependant, sont construits autour de cette boucle de découverte d’items et de déblocage de nouvelles zones.
Les Donjons comme Puzzles d’Espace Tridimensionnel
Les donjons sont probablement l’élément le plus iconique et définitoire de Zelda. Ce ne sont pas de simples niveaux linéaires, ce sont des puzzles spatiaux complexes où la disposition même du bâtiment est l’énigme à résoudre. Vous devez comprendre comment les pièces se connectent, comment vos actions dans une zone affectent une autre, et comment naviguer l’espace efficacement.
Les meilleurs donjons Zelda ont une logique interne cohérente. Ils ne sont pas juste une collection de salles aléatoires, mais plutôt des structures qui ont un sens architecturalement (même si ce sens est fantasque et impossible dans la réalité). Le Water Temple d’Ocarina of Time, aussi frustrant soit-il, est un exemple parfait : c’est une tour verticale avec un système de canaux d’eau interconnectés, et changer le niveau d’eau ouvre différents passages de manière logique.
Résoudre un donjon Zelda donne le même type de satisfaction que compléter un Rubik’s Cube ou finir un puzzle complexe. Il y a un moment magique quand la structure entière clique dans votre tête et vous comprenez soudainement comment tout s’assemble. Ce moment « eurêka » est ce que les fans adorent et recherchent.
Les boss de donjons ajoutent aussi un test final pour s’assurer que vous avez vraiment maîtrisé l’item du donjon. Presque tous les boss Zelda ont une faiblesse spécifique liée à l’item que vous venez d’obtenir dans ce donjon. Cela crée un arc satisfaisant : vous obtenez un nouvel item, vous apprenez à l’utiliser à travers les puzzles du donjon, puis vous le maîtrisez en l’utilisant stratégiquement contre le boss.
La Musique comme Élément de Gameplay Intégré
La musique dans Zelda n’est pas juste un accompagnement atmosphérique, c’est souvent un élément de gameplay actif, surtout dans certains jeux où jouer de l’ocarina, de la flûte, ou d’autres instruments est une mécanique centrale.
Dans Ocarina of Time, apprendre et jouer des chansons sur votre ocarina est essentiel pour progresser. Ces chansons ne sont pas juste des cutscenes, vous les jouez réellement en appuyant sur des séquences de boutons, et elles ont des effets magiques comme vous téléporter, changer le temps de jour en nuit, ou ouvrir des portes secrètes. Cette intégration de la musique comme mécanique interactive était révolutionnaire et reste mémorable.
La franchise a aussi certaines des mélodies les plus iconiques de tout le jeu vidéo. Le thème principal de Zelda, le Song of Storms, Zelda’s Lullaby, Saria’s Song, tous ces morceaux sont instantanément reconnaissables même par des gens qui n’ont jamais joué aux jeux. Koji Kondo et les autres compositeurs de la série ont créé un legacy musical qui transcende le medium.
La musique travaille aussi brillamment pour créer l’atmosphère et l’identité de chaque jeu. Wind Waker a une musique nautique joyeuse et aventureuse qui évoque les voyages en mer. Majora’s Mask a des thèmes inquiétants et mélancoliques qui renforcent son atmosphère sombre. Breath of the Wild utilise la musique de manière minimaliste, avec de longs silences ponctués par des mélodies de piano atmosphériques qui accentuent le sentiment de solitude et de nature sauvage.

La Roadmap Après Votre Premier Zelda : Quelle Suite Choisir ?
Supposons que vous avez joué à votre premier Zelda et que vous avez adoré. Félicitations, bienvenue dans le club ! Mais maintenant vous vous posez probablement la question : où aller ensuite ? La beauté de Zelda est qu’il y a toujours un autre jeu qui approfondit ou contraste avec l’expérience que vous venez d’avoir.
Je vais vous proposer quelques chemins suggérés selon quel jeu vous avez choisi en premier. Ce ne sont pas des règles strictes, juste des suggestions basées sur ce qui créera probablement la progression la plus satisfaisante et variée à travers la franchise.
Si Vous Avez Commencé par Breath of the Wild
Après BotW, vous avez essentiellement deux directions principales à explorer. Vous pouvez soit continuer dans l’ère open-world moderne avec Tears of the Kingdom, soit vous aventurer dans les Zelda plus traditionnels pour voir comment la franchise fonctionnait avant la réinvention.
Tears of the Kingdom est la suite directe de BotW, se déroulant quelques années après dans le même Hyrule mais avec de nouvelles mécaniques géniales comme Ultrahand pour construire des machines, Ascend pour monter à travers les plafonds, et deux nouvelles couches verticales du monde (les îles célestes et les profondeurs). Si vous avez adoré BotW et voulez plus de la même chose avec de nouvelles capacités créatives, TotK est le choix évident.
Cependant, si vous voulez découvrir ce que Zelda était avant BotW, je recommande de passer à Ocarina of Time 3D ou A Link to the Past. Ces deux jeux vous montreront la formule Zelda traditionnelle avec des donjons structurés, une progression d’items classique, et une approche plus guidée de l’aventure. C’est un contraste intentionnellement fort avec BotW qui vous fera apprécier à la fois l’innovation de BotW et l’excellence du design classique.
Une fois que vous avez goûté aux deux styles (open-world moderne et dungeon-crawler traditionnel), vous pouvez ensuite explorer dans n’importe quelle direction. Wind Waker HD offre un bel équilibre entre les deux approches avec son monde océanique semi-ouvert. Link’s Awakening vous donnera un aperçu du Zelda portable plus compact. Et Majora’s Mask vous plongera dans l’expérience Zelda la plus étrange et atmosphérique.
Si Vous Avez Commencé par Ocarina of Time
Ocarina of Time est probablement le point de départ le plus « central » de toute la franchise, donc vous avez une flexibilité totale sur où aller ensuite. Mais je recommanderais de continuer chronologiquement dans l’ère 3D pour maintenir le momentum.
Le choix évident est Majora’s Mask, la suite directe qui réutilise le moteur d’Ocarina mais raconte une histoire complètement différente avec des mécaniques uniques. Majora’s Mask vous choquera par son contraste tonal avec Ocarina, mais de manière fascinante. C’est comme passer d’un film d’aventure héroïque classique à un thriller psychologique sombre.
Après Majora’s Mask, vous pourriez explorer Wind Waker HD. Wind Waker prend l’essence de ce qui rendait Ocarina spécial et l’adapte à un style artistique cell-shaded absolument magnifique avec une emphase sur l’exploration maritime. C’est un Zelda joyeux et coloré qui contraste agréablement avec le sérieux d’Ocarina et la noirceur de Majora.
Ensuite, Twilight Princess HD vous ramènera vers un ton plus sombre et mature similaire à Ocarina mais dans un Hyrule différent avec de nouvelles mécaniques comme la transformation en loup. Et finalement Skyward Sword HD vous donnera le dernier représentant de l’ère Zelda classique avant que BotW ne change tout.
Une fois que vous avez fait le tour des Zelda 3D majeurs, vous pouvez alors explorer les jeux 2D comme A Link to the Past, Link’s Awakening, et A Link Between Worlds pour voir comment le design Zelda fonctionne dans deux dimensions. Vous serez surpris de découvrir que beaucoup des meilleures idées et du meilleur level design de la franchise se trouvent dans ces titres apparemment plus simples.
Si Vous Avez Commencé par A Link to the Past
A Link to the Past est un fantastique point de départ qui vous donne une compréhension solide de la formule Zelda classique. De là, vous avez plusieurs chemins intéressants.
Le plus évident est de jouer à A Link Between Worlds, le successeur spirituel direct sur 3DS qui se déroule dans le même Hyrule mais des générations plus tard. LBW modernise la formule d’ALttP tout en ajoutant la mécanique de transformation en peinture murale et une structure plus non-linéaire. C’est comme voir votre jeu préféré réimaginé avec 20+ ans de leçons de game design.
Alternativement, vous pourriez faire le saut vers la 3D avec Ocarina of Time, qui a pris les concepts fondamentaux d’A Link to the Past et les a traduits en trois dimensions. Voir comment les donjons, l’exploration, et le combat fonctionnent dans un espace 3D plutôt que 2D est une expérience révélatrice.
Une autre option fascinante est Link’s Awakening (remake Switch ou original Game Boy). Link’s Awakening utilise beaucoup des mêmes mécaniques et systèmes qu’A Link to the Past mais les applique à une histoire plus intime et expérimentale sur l’île de Cocolint. C’est intéressant de voir comment la même formule peut raconter des histoires si différentes.
Finalement, si vous voulez voir d’où A Link to the Past est venu, vous pourriez être courageux et essayer les jeux NES originaux. Mais honnêtement, je recommanderais de garder cela pour plus tard quand vous êtes vraiment investi dans la franchise et curieux de ses racines historiques.
Si Vous Avez Commencé par Link’s Awakening
Link’s Awakening est court et doux, donc après l’avoir terminé, vous voudrez probablement quelque chose avec plus de viande. Heureusement, vous avez joué à un jeu qui capture l’essence de Zelda de manière très pure, donc vous êtes prêt pour pratiquement n’importe quoi.
Je recommanderais de passer à A Link to the Past pour voir d’où Link’s Awakening tire beaucoup de ses mécaniques. ALttP est fondamentalement LA version plus grande et plus élaborée de la formule que LA a raffinée. Vous reconnaîtrez beaucoup d’items, d’ennemis, et de concepts, mais dans un monde beaucoup plus vaste avec plus de donjons et de complexité.
Alternativement, faire le saut vers Ocarina of Time serait une progression naturelle pour voir comment Zelda fonctionne en 3D. Ocarina a la même structure dungeons-items-boss que Link’s Awakening mais dans un format tridimensionnel épique.
Si vous voulez rester dans l’ère Game Boy mais avec plus de contenu, les Oracle Games (Oracle of Seasons et Oracle of Ages) sont essentiellement Link’s Awakening fois deux. Ils utilisent le même moteur et les mêmes mécaniques mais avec des thèmes différents (seasons vs temps) et peuvent être liés ensemble pour une aventure encore plus longue.
Et bien sûr, une fois que vous avez exploré quelques Zelda traditionnels, Breath of the Wild vous attendra pour vous montrer comment la franchise a évolué vers quelque chose de complètement différent mais toujours magique.

Les Aspects Pratiques : Accessibilité et Où Jouer en 2025
Une dernière considération cruciale pour choisir votre premier Zelda est purement pratique : sur quelle plateforme pouvez-vous réellement y jouer ? Il ne sert à rien de vous recommander le jeu parfait si vous n’avez aucun moyen légal d’y accéder. Faisons un tour d’horizon de ce qui est disponible où en 2025.
Si vous possédez une Nintendo Switch, vous êtes dans une position privilégiée. La Switch a accès à certains des meilleurs Zelda de toutes les époques. Vous pouvez jouer à Breath of the Wild, Tears of the Kingdom, Link’s Awakening remake, Skyward Sword HD, et avec l’abonnement Nintendo Switch Online, vous avez accès aux jeux NES et SNES classiques incluant le Zelda original, Zelda II, et A Link to the Past.
Options sur Nintendo 3DS et Consoles Plus Anciennes
La Nintendo 3DS (si vous en possédez encore une) reste la console de rêve pour les fans de Zelda malgré que Nintendo ait fermé l’eShop. Si vous avez acheté les jeux digitalement avant la fermeture, vous pouvez toujours les retélécharger. Les cartouches physiques sont aussi toujours disponibles sur le marché secondaire. Sur 3DS, vous avez accès à Ocarina of Time 3D, Majora’s Mask 3D, A Link Between Worlds, Triforce Heroes, et via Virtual Console (si vous les avez achetés avant), une tonne de classiques.
Les remasters 3DS d’Ocarina of Time et Majora’s Mask sont particulièrement recommandés car ils modernisent significativement ces classiques N64. Les graphismes sont améliorés avec des textures plus nettes et des modèles de personnages plus détaillés. Les contrôles sont peaufinés. Et Majora’s Mask 3D en particulier fait des ajustements de qualité de vie qui rendent le jeu beaucoup moins frustrant (comme permettre de sauvegarder à n’importe quelle statue owl au lieu de devoir jouer le Song of Time).
Si vous avez une Wii U qui traîne quelque part, elle a aussi une excellente bibliothèque Zelda : Wind Waker HD, Twilight Princess HD, tous les jeux Virtual Console, et même des versions DS comme Phantom Hourglass et Spirit Tracks. Les remasters HD de Wind Waker et Twilight Princess sont les versions définitives de ces jeux avec des graphismes magnifiquement améliorés.
Émulation et Légalité : Ce Qu’il Faut Savoir
Parlons brièvement de l’émulation. Techniquement, posséder une ROM d’un jeu que vous ne possédez pas physiquement est illégal dans la plupart des juridictions. Cependant, si vous possédez une copie physique légitime d’un jeu mais que vous n’avez plus la console pour le jouer, dumper votre propre ROM et l’émuler existe dans une zone grise légale qui est généralement tolérée.
Les émulateurs eux-mêmes sont parfaitement légaux. Des projets comme Dolphin (pour GameCube/Wii), Citra (pour 3DS), et Cemu (pour Wii U) sont des logiciels open-source impressionnants qui peuvent souvent faire tourner les jeux mieux que le matériel original avec des résolutions plus élevées et des framerates plus stables.
Je ne vais pas fournir de liens directs vers des ROMs ou encourager le piratage, mais je dirais que si vous avez légitimement acheté un jeu dans le passé et que Nintendo ne le vend plus via aucun moyen officiel, l’émulation devient une option moralement défendable pour préserver votre accès à ces œuvres d’art. C’est particulièrement vrai pour des jeux comme Ocarina of Time N64 qui ne sont plus vendus nulle part officiellement.
Services d’Abonnement et Collections
Nintendo offre aussi le service Switch Online + Expansion Pack qui donne accès à une bibliothèque croissante de jeux N64 et Sega Genesis. Via ce service, vous pouvez jouer à Ocarina of Time et Majora’s Mask dans leurs versions N64 originales (bien que je recommanderais toujours les versions 3DS si vous y avez accès).
Il y a eu occasionnellement des collections physiques comme la Game & Watch Zelda qui incluait le jeu original, Zelda II, et Link’s Awakening dans un petit appareil portable nostalgique. Ces collections sont charmantes mais souvent limitées en disponibilité et deviennent des pièces de collection chères.
La situation idéale serait que Nintendo crée une « Zelda Collection » définitive sur Switch incluant tous les classiques remasterisés en HD, mais pour l’instant, cela reste juste un rêve de fans. En attendant, nous devons travailler avec ce qui est disponible à travers les diverses plateformes et services.
Considérations de Prix et Valeur
Un facteur qui peut influencer votre décision est le budget. Les jeux Switch neufs coûtent généralement entre 50-70 euros, ce qui n’est pas négligeable. Si vous êtes sur un budget serré, cherchez des promotions pendant les soldes (Black Friday, soldes d’été, etc.) où vous pouvez souvent trouver des jeux Zelda à 30-40% de réduction.
Le marché secondaire pour les jeux plus anciens varie énormément. Certains jeux comme Twilight Princess sur GameCube sont devenus des pièces de collection valant des centaines d’euros. D’autres comme Link’s Awakening DX sur Game Boy Color peuvent être trouvés pour 20-30 euros d’occasion. Faites vos recherches et comparez les prix avant d’acheter.
N’oubliez pas non plus que certains jeux offrent beaucoup plus de contenu que d’autres pour le même prix. Breath of the Wild peut facilement vous occuper pendant 100+ heures si vous explorez tout, tandis que Link’s Awakening peut être complété en 10-15 heures. Les deux sont excellents, mais en termes de « valeur » pure heures/euro, il y a une différence significative.

Conclusion : Il N’Y a Pas de Mauvais Choix, Juste Votre Choix
Après avoir exploré en profondeur toutes ces options, recommandations, et considérations, nous arrivons à une vérité fondamentale : il n’existe pas vraiment de mauvais point d’entrée dans Zelda tant que vous choisissez un jeu qui correspond à vos préférences personnelles et à votre situation.
Oui, certains jeux sont objectivement mieux adaptés aux nouveaux joueurs que d’autres. Oui, commencer par Zelda II ou le jeu NES original rendra probablement votre introduction plus difficile qu’elle ne devrait l’être. Mais au final, le meilleur Zelda pour commencer est celui qui vous excite le plus, celui dont vous avez entendu parler et qui a capturé votre imagination.
Si vous êtes captivé par les images de Link parapentant au-dessus des vastes paysages d’Hyrule dans Breath of the Wild, ne laissez personne vous dire que vous « devriez » commencer par Ocarina of Time à la place. Votre enthousiasme initial est précieux et doit être honoré. Jouez au jeu qui vous appelle, et si vous l’adorez, vous voudrez naturellement explorer davantage la franchise.
De même, si vous êtes attiré par l’esthétique adorable du remake Link’s Awakening ou par l’epic scale d’Ocarina of Time, allez-y ! Chacun de ces jeux offre une porte d’entrée valide vers ce qui rend Zelda spécial. Vous ne « manquerez » rien d’essentiel en ne jouant pas les jeux dans un certain ordre. L’histoire et la mythologie ne nécessitent pas de connaissance préalable pour être appréciées.
Ce qui compte vraiment, c’est que vous vous donnez la chance de découvrir pourquoi tant de gens considèrent Zelda comme l’une des plus grandes franchises de jeu vidéo jamais créées. C’est une série qui a défini et redéfini le genre action-aventure pendant presque quatre décennies, qui a innové encore et encore, et qui a touché le cœur de millions de joueurs à travers le monde.
La communauté francophone de fans est aussi incroyablement accueillante et utile. Des sites comme Puissance Zelda offrent des guides détaillés, des analyses approfondies, et des forums où vous pouvez poser des questions et partager votre expérience. N’hésitez pas à vous engager avec ces communautés, elles adorent voir de nouveaux fans découvrir ces jeux pour la première fois.
Enfin, rappelez-vous que le voyage Zelda ne se termine jamais vraiment. Même après avoir joué à tous les jeux principaux, il y a toujours des secrets à découvrir, des quêtes secondaires à compléter, des speedruns à tenter, ou simplement le plaisir de rejouer vos favoris. Zelda est une de ces rares franchises qui récompense la rejouabilité et où chaque expérience peut révéler quelque chose de nouveau.
Alors prenez votre temps, faites votre choix en vous basant sur ce qui résonne avec vous personnellement, et préparez-vous à entrer dans un monde d’aventure, de mystère, et de découverte qui a enchanté des générations de joueurs. Que vous commenciez votre voyage dans les vastes plaines de Breath of the Wild, les donjons élaborés d’Ocarina of Time, ou l’île mystérieuse de Link’s Awakening, une chose est certaine : vous êtes sur le point de vivre quelque chose de vraiment spécial.
Bon courage, courage, et que la Triforce vous guide dans votre aventure à Hyrule !